lundi 23 mars 2009

Conclusion d'un départ

À mon entrée au baccalauréat, j’envisageais avec beaucoup d’impatience ce cours. Issu d’une famille œuvrant dans le domaine de la publicité et de la communication, j’appréhendais une confrontation entre mes idées préconçues et la réalité du métier. Suis-je déçu après tant d’attente ? Oui et non.

 

Je suis en accord avec le fait qu’un cours magistral n’est pas de mise pour une telle matière. Nous allons retirer davantage de bénéfices en agissant comme des professionnels à qui un mandat est remis. À chaque semaine, une question me trotte dans la tête à savoir si je gagne vraiment quelque chose à me présenter au cours étant donné que je suis familier avec chacune des notions. Je finis toujours par me dire que je n’ai pas le choix étant donné que mon équipe ne prendra pas de note pour les travaux.

 

J’ai mis beaucoup d’effort dans les deux premiers projets pour faire ma partie et même ensuite pour repasser par-dessus le travail de mes partenaires. D’un côté, cela m’a permis une très grande compréhension et appropriation des enjeux. De l’autre, je ressens depuis le début énormément de pression puisque tout le monde compte sur moi. Mon cœur battait plus vite à les entendre vous rapporter tant bien que mal ce que j’avais presque tout fait lors du deuxième projet qu’au moment où moi-même je devais exposer mes propres réflexions pour le Salon des métiers d’art.

 

Certains étudiants critiquent votre manque de directives pour les travaux. Au départ, j’étais en accord avec eux pour finalement me rendre compte qu’un jour nous ferons face à une telle situation et que nous devrons être capables d’y faire face. Il vaut mieux pour moi d’accepter l’âme du créatif, car j’en aurai plusieurs de l’autre côté du corridor dès cet été.

 

dimanche 1 mars 2009

La vie appartient à ceux qui rêvent trop...

Cet été, nous avons été mandatés pour revoir le positionnement et l’image de marque d’une des divisions du Groupe Canam inc., Murox, qui est une société industrielle se spécialisant dans la conception et la fabrication de bâtiments hautes performances. Voulant se distinguer comme étant les premiers à promouvoir le développement de surfaces vertes, j’en suis arrivé avec ce slogan : Murox...en fusion avec l’environnement.

Avec l’aide d’un directeur artistique, j’ai concocté une maquette pour un 30 secondes de télévision représentant tout sauf simplement les avantages d’une construction durable. Je trouvais peu probable de parvenir à séduire notre public cible en lui montrant des infrastructures du début à la fin.

Mon histoire mettait en vedette une fourmi, reconnue pour son ardeur au travail, transportant son grain de sable à travers une forêt. Soutenue par une musique classique entraînante, cette dernière se fraye un chemin dans cet environnement rempli de vie. Grâce à une recherche sur les insectes capables de se camoufler, j’ai découvert un univers méconnu par nous tous. À un instant dans mon histoire, on peut voir la fourmi traverser un tas de feuilles dans lequel un papillon s’est incrusté incognito. À un autre moment, alors qu’elle se trouve sur un arbre, on aperçoit subtilement un « insecte branche » en arrière-plan. Après plusieurs rencontres de la sorte, elle s’arrête promptement et une structure en acier là soulève jusqu’à un toit. Elle va déposer son grain sur sa propre petite maison. On assiste ensuite à un « fade out » jusqu’au moment où l’on voit l’immeuble en entier. L’écran devient ensuite noir et le logo de la compagnie apparaît avec sa signature.