À mon entrée au baccalauréat, j’envisageais avec beaucoup d’impatience ce cours. Issu d’une famille œuvrant dans le domaine de la publicité et de la communication, j’appréhendais une confrontation entre mes idées préconçues et la réalité du métier. Suis-je déçu après tant d’attente ? Oui et non.
Je suis en accord avec le fait qu’un cours magistral n’est pas de mise pour une telle matière. Nous allons retirer davantage de bénéfices en agissant comme des professionnels à qui un mandat est remis. À chaque semaine, une question me trotte dans la tête à savoir si je gagne vraiment quelque chose à me présenter au cours étant donné que je suis familier avec chacune des notions. Je finis toujours par me dire que je n’ai pas le choix étant donné que mon équipe ne prendra pas de note pour les travaux.
J’ai mis beaucoup d’effort dans les deux premiers projets pour faire ma partie et même ensuite pour repasser par-dessus le travail de mes partenaires. D’un côté, cela m’a permis une très grande compréhension et appropriation des enjeux. De l’autre, je ressens depuis le début énormément de pression puisque tout le monde compte sur moi. Mon cœur battait plus vite à les entendre vous rapporter tant bien que mal ce que j’avais presque tout fait lors du deuxième projet qu’au moment où moi-même je devais exposer mes propres réflexions pour le Salon des métiers d’art.
Certains étudiants critiquent votre manque de directives pour les travaux. Au départ, j’étais en accord avec eux pour finalement me rendre compte qu’un jour nous ferons face à une telle situation et que nous devrons être capables d’y faire face. Il vaut mieux pour moi d’accepter l’âme du créatif, car j’en aurai plusieurs de l’autre côté du corridor dès cet été.